Voici 3 mensonges qui détruisent les femmes

« Une femme qui pleure suite aux douleurs des contractions est une sorcière »! ce sont les mots d’une amie au détour d’une conversation sur la maternité. 

Des intimations comme celle-ci sont monnaie courante concernant les femmes. Nous sommes victimes d’injonctions explicites ou non concernant la féminité. Nous les avons tant ingurgité qu’elles sont devenus des croyances que nous ne remettons plus en question pour la seule gloire du patriarcat. Le pire c’est que les femmes sont devenues gardiennes et passeuses de ces injonctions destructrices en bonne et due forme.

« Tu as plus de 30 ans tu te sens nulle parce que tu n’as pas d’enfants »

« Tu es une maman et tu culpabilise tout le temps parce que tu estime que tu ne t’occupe pas assez bien de tes enfants »

« Tu es une jeune maman et tu te sens coupable d’avoir hâte de retourner travailler car tu en marre de changer les couches et nettoyer le vomi de ton adorable bébé »!

Nous nous confondons dans ces sentiments de culpabilité et de honte car nous avons été conditionnées à assumer ces rôles de « bonne femme » et de « super maman » en nous faisant croire qu’il y a un modèle unique de femmes et que nous devrions toutes nous y conformer.

Parlons dans le détail de 3 de ces mensonges qui nous font tant de mal!

1. Une femme sans enfants ne serait pas une « vraie femme »!

Tu as 30 ans et plus tu n’as pas d’enfants c’est un gros drame!!! la pression familiale couplée à celle de la société pousse plusieurs d’entre nous à faire des choix qui souvent s’avère lourd de conséquence.

J’ai récemment appris à ma fille que les femmes ont un super pouvoir que les hommes nous envie. Il réside dans notre utérus.

Celui-ci est le siège de notre pouvoir , et pas uniquement pour sa fonction de créateur de vie d’un autre. Notre humeur, notre force, notre plaisir, notre utérus rythme nos saisons. Cependant on nous a conditionné à voir cet organe uniquement comme celui de la reproduction. 

Nous avons le droit de disposer de notre corps comme bon nous semble. Y faire siéger la vie est acte d’amour et de partage. Mais il doit être conscient comme je le dis ici, et non le fruit d’une injonction sociale.

Certaines femmes n’ont pas d’enfants par choix ou par incapacité, mais elles ne sont pas moins féminines que d’autres. Lier la femme à la reproduction est une attaque à notre liberté individuelle et nous devons balayer ce mensonge. Une femme n’existe pas que pour faire des enfants, elle peut s’épanouir et donner sens à sa vie autrement.

2. Toute femme saurait naturellement s’occuper d’un enfant: l’instinct maternel

J’ai grandi avec l’idée que la maternité était instinctive. Qu’entre la maman et son bébé un lien surnaturel existait, de ce fait la mère était bien placée pour s’en occuper. Or de multiples thèses démontrent que l’instinct maternel est une construction sociale censée conditionner les femmes à un amour absolu envers leur progéniture.

De mon expérience personnelle, j’en conclue que le lien entre une mère et son enfant n’est pas instinctif. Je peux désormais comprendre les mères qui ne ressentent pas ce flot de bonheur décris par beaucoup. Il y en qui ont besoin de temps pour construire cette relation, et ils en y a qui n’arrivent jamais. Elles ne sont pas moins femme que d’autres.

Car en vrai une relation mère-enfant est une rencontre entre deux êtres humains, dont la solidité de la relation se tisse avec le temps et les expériences vécues. Ça vient plus vite chez certaines et plus lentement chez d’autres et parfois pas du tout! 

Je vais choquer certain.e.s mais je peux aujourd’hui comprendre une femme qui me dit ne pas aimer son enfant. Car au final mettre au monde est une fonction biologique avant d’être un vécu émotionnel et psychologique. Il n’y a qu’à voir à quelle vitesse l’on peut tomber enceinte, et même sans aucun moyen arriver à terme et donner vie. Aimer est un sentiment que l’on développe au fil de la fréquentation qui peut commencer dès le monde utérin. S’occuper d’un enfant est une compétence qui se renforce au fil du temps, aucune mère ne reçoit un mode d’emploi avec la grossesse.

Alors mesdames, arrêtons de culpabiliser, les papas peuvent aimer leurs enfants plus forts que nous. Ils peuvent aussi s’en occuper mieux que nous. Nous n’avons pas plus d’instinct à ce sujet. Ce que nous avons en vrai c’est plus d’expérience avec ces petits êtres tout doux pour les avoir porté durant de longs mois. De ces mois à deux en toute intimité, résulte une complicité, et une connaissance très profonde, que certains ont choisi d’appeler instinct. C’est comparable ammonium ce qui arrive à un couple vieux de plusieurs années qui fini les phrases de l’un et de l’autre et anticipe les besoins réciproques. 

Vous pouvez approfondir ce sujet ici.

3. Une bonne mère devrait tout sacrifier pour ses enfants 

injonctions faites aux femmes sur la maternité-papillonnoir-blog

Combien de mères ont accepté l’idée que c’est à elles de sacrifier un pan de leur vie pour le bien être de leurs enfants? Tant de mamans ont tûe leurs désirs, passions, et ambitions pour « s’occuper de leur famille ». Nombreuses disent le faire par choix, c’est tant mieux. On peut effectivement s’épanouir en se consacrant à 100% à sa famille. Cependant accepter l’idée que nous ne sommes pas des mamans légitimes si nous ne sous sacrifions pas notre carrière, notre ambition professionnelle ou notre corps pour nos petits est un mensonge.

Cette contre vérité nous abime, car nous culpabilisons quand nous choisissons de faire les deux.

Nous avons honte quand c’est papa qui s’arrête de travailler pour s’occuper de son enfant.

Nous culpabilisons lorsque quelqu’un d’autre s’occupe des enfants pendant que nous travaillons.

Et c’est un sentiment qui abime. Surtout lorsque nos chères mamans nous rappellent à quel point elles se sont sacrifier pour nous et que c’est le devoir d’une bonne mère, insinuant au passage que nous ne le sommes pas.

Devenir maman est en soi un sacrifice, nous y laissons notre corps, nos nuits, et certaines y laisse encore la vie. C’est trop demander que d’y laisser aussi son ambition professionnelle, ou son épanouissement personnel sous n’importe quelle forme. Réduire la vie d’une femme à une existence de sacrifices permanents alors qu’il y a bien deux parents est une escroquerie et une injustice qu’il faut dénoncer.

Malheureusement ce conditionnement est si profondément ancré que nous acceptons l’idée que c’est aux mères seules de tout donner et à n’importe quel prix pour les gosses. Combien de femmes sont mal jugées si elles préfèrent un autre aspect de leur vie que celui de la maternité? Combien sont toisées si elles osent dirent qu’elles ne lâcheront pas leur vie d’avant pour la maternité? Or je ne vois pas pourquoi une femme aurait plus de sacrifices à faire que le papa qui a participé activement à la venue au monde de ce.tte petit.e champion.


J’ai commencé ce billet avec phrase que m’a dite un amie plus âgée plusieurs années avant que je sois mère. Même si je n’y ai pas cru une seconde, lorsque j’ai hurlé de douleur en pleurs dans ma salle d’accouchement elle m’est revenue. Un sentiment de honte m’a gagné, heureusement j’ai rapidement chassé cette pensée de mon esprit.

Mais quelles souffrances nous nous infligeons! Nous sommes femmes et nageons déjà à contre courant dans le système patriarcal qui veut nous contrôler. Heureusement nous vivons dans une ère où nous jouissons des libertés de corps et d’esprit pour lesquelles des femmes se sont battues avant nous. Alors déconstruisons ces schémas destructeurs, construisons le modèle qui nous convient à nous, pas à nos mères, à nos aînées encore moins à la société.

Je refuse qu’on assimile à chaque fois la maternité à la capacité à tout donner pour ses enfants. La maternité est un pan de la vie d’une femme. Résumer la richesse de notre existence à ce seul pan est une erreur, car nous avons beaucoup à donner.

Toutes les femme sont riches, belles et puissantes, avec enfants ou sans; avec emploi ou non; avec compagnon ou non! Nous ne sommes pas ce que nous avons. Nous n’appartenons ni à nos enfants, ni à nos maris. Notre existence nous appartient, c’est à nous d »écrire les passages de notre vie comme nous le sentons.

Allez je vous fais la bise, et n’oubliez pas , la réalité n’est pas forcément la vérité, balayons ces mensonges pour de bon!

With love, always!

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